Communiqués de presse

L’Océan est vivant, écoutons-le !

juin 3, 2019

C’est en écoutant l’Océan, en analysant l’état de ses écosystèmes et en fédérant autour de la pêche durable que les équipes du MSC ont entrepris, il y a plus de 20 ans, leur combat contre la surpêche. Notre mobilisation des professionnels de la filière apporte des changements concrets et positifs pour la santé des Océans et notre dernier Rapport d’Impact Environnemental le prouve : plus de 1600 améliorations pour l’environnement ont été mises en œuvre à travers 370 pêcheries certifiées MSC. À l’approche de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin prochain, nous choisissons donc de partager ces progrès empreints d’espoir et saisissons l’occasion pour lancer notre plateforme d’écoute #QUESTIONPOISSON visant à sensibiliser les citoyens et à les encourager à l’action, maintenant plus que jamais.

Il dit quoi l’Océan aujourd’hui ?

Surpêche, pêche illégale, changement climatique, pollutions diverses, etc. : l’Océan est sous pression. Le dernier rapport de l’IPBES* rapporte qu’une diminution de 25% de la biomasse de poissons est prévue d’ici la fin du siècle, dans les pires scénarios de réchauffement climatique. Un scénario qui pourrait s’aggraver si rien n’est fait pour enrayer la surpêche et la pêche illégale.  Jean-Charles Pentecouteau, Directeur de Programme MSC France confirme par les chiffres : « Aujourd’hui plus de 33%** des stocks mondiaux de poissons sauvages sont surexploités. C’est trois fois plus qu’il y a 40 ans. La situation est donc très inquiétante, et notamment dans certaines régions du monde, comme par exemple en Méditerranée où l’on estime que 78%*** des stocks évalués sont surexploités. De plus, 33% des prises de poissons mondiales seraient illicites, non déclarées ou non réglementées*. » Pourtant, le poisson, nous en avons besoin. C’est aujourd’hui la principale source de protéines animales pour 1 milliard de personnes, notamment dans les pays du Sud. C’est également la principale source de revenus pour ½ milliard d’humains. Face à ces enjeux environnementaux, sociaux et de sécurité alimentaire, la mobilisation autour d’une pêche durable fait partie de la solution.

Agir concrètement pour la pêche durable

Lorsqu’elle obtient sa certification MSC Pêche Durable, une pêcherie est fortement incitée à s’améliorer pour la conserver. Lors des évaluations de durabilité, les auditeurs et experts scientifiques indépendants peuvent identifier des points de progrès; la pêcherie doit alors proposer un plan d'actions pour améliorer son niveau de durabilité. Depuis 2000, à travers les 370 pêcheries certifiées MSC (représentant 15% des captures mondiales de poisson), plus de 1600 améliorations concrètes ont été mises en place, sur la santé des stocks de poissons, sur la diminution des captures accessoires, sur le développement de la connaissance scientifique ou sur des adaptations techniques.

  • Par exemple, la pêcherie au chalut de fond de galathée opérant dans le Pacifique, au large de la côte centre-sud du Chili, a entamé en 2017 une collaboration avec des chercheurs pour cartographier ses zones de pêche. Cette évaluation des fonds marins a révélé que les habitats riches en biodiversité n’étaient pas menacés par l’activité de pêche et a permis d’améliorer la connaissance des pêcheurs et du gouvernement sur ces habitats locaux.
  • En plaçant un éclairage LED sur ses filets, la pêcherie de crevette nordique au large de la côte ouest des États-Unis a considérablement réduit ses prises accessoires : de 80 à 90% les prises de poisson-chandelle, un poisson en danger, de 69% ses prises de plie de Californie et de 82% celles de sébastes tachetées. En 2018, 100% des navires de cette pêcherie se sont équipés de LED.
  • Enfin, pour réduire ses captures accidentelles de requins, la pêcherie de thon germon et albacore des îles Fidji a modifié ses palangres en les équipant de « traces en mono-filaments », des dispositifs que les requins pris accidentellement sont capables de casser facilement pour s’en libérer.

Découvrez-en plus sur ces améliorations de pêcheries.

Comprendre pour mieux choisir

Pour qu’une pêcherie opère durablement, la compréhension des espèces et des écosystèmes est clé.  Pour qu’un citoyen fasse le bon choix de produits de la mer pour l’environnement, la connaissance des enjeux et des solutions est également cruciale. C’est pourquoi, le MSC lance une plateforme de questions-réponses autour du poisson pour tout savoir sur la pêche durable, sur le hareng, le cabillaud, le bulot ou encore le thon. Posez-nous vos questions sur #QUESTIONPOISSON 

*IPBES https://www.dropbox.com/sh/yd8l2v0u4jqptp3/AAACtf6ctsoUQ9hlPQxLpVsKa?dl=0
** rapport Sofia FAO http://www.fao.org/state-of-fisheries-aquaculture/fr/
 *** rapport FAO SoMFi  http://www.fao.org/gfcm/publications/somfi/2018
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