Skip to main content

La Compagnie des Pêches de Saint-Malo et Euronor

Montant accordé : 49 403€ (461 163£)

La pêcherie de cabillaud et d'églefin en Arctique Nord-Est est certifiée durable depuis 2012.

Ce projet de recherche vise à approfondir les connaissances scientifiques pour mieux comprendre les interactions de la pêcherie de cabillaud et d’églefin en Arctique Nord-Est avec les espèces en danger, menacées et protégées (ETP). En effet, les données fournies par les observateurs en mer indépendants sont actuellement limitées, en raison des sorties de pêche qui peuvent durer plusieurs mois. Les risques restent néanmoins faibles pour les espèces ETP car les lois norvégiennes locales sur la pêche qui interdisent les rejets sont rigoureusement appliquées.

Les données du journal de bord des navires de pêche, les informations recueillies par l’Institut de Recherches Marines de Norvège (IMR), et  l’interdiction des rejets, apportent suffisamment d’informations pour estimer la mortalité des espèces ETP mais pas leur taux d’interaction avec la pêcherie. La collecte de ces données est essentielle car la pêcherie pourrait rencontrer des espèces qui ne sont pas autorisées à être débarquées comme le requin-pèlerin, l’aiguillat commun et le requin-taupe.

Soutenu par le « Fonds pour la Science et la Recherche » de l’ONG MSC, ce projet permettra de recueillir davantage d’informations quantitatives indépendantes afin de mieux évaluer l’impact de la pêcherie sur les espèces ETP.

Photo_Camille_Vaugon_Emeraude

Un observateur de la société technologique SINAY, spécialisée dans l’analyse de données en mer, embarquera à bord de l’Émeraude, un chalutier-congélateur, pendant deux mois pour collecter des informations qui seront ensuite transférées dans la base de données SIH de lIfremer (l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la mer). Elles seront mises à disposition des chercheurs qui évalueront les stocks et élaboreront des indicateurs relatifs à l’impact de la pêche sur les écosystèmes.

Ces informations permettront de concevoir et de mettre en œuvre une stratégie de gestion pour minimiser l’impact de la pêche sur les espèces ETP. Elles permettront par ailleurs à la pêcherie d’évaluer et d’améliorer ses pratiques de pêche afin de conserver sa certification.

Ce projet de recherche permettra d’appronfondir les connaissances scientifiques sur les espèces protégées en Arctique Nord-Est. Les informations collectées seront partagées avec l’IFREMER pour que les chercheurs puissent développer des indicateurs d’évaluation d’impact sur la pêche, les ressources et les écosystèmes marins.

Romain Soisson, Responsable Sécurité et Environnement

Compagnie des Pêches de Saint-Malo