Communiqués de presse

De plus en plus de produits de la mer certifiés MSC et ASC dans les supermarchés belges. Un nouveau rapport confirme la tendance

juin 7, 2019

Les Belges amateurs de produits de la mer optent de plus en plus pour des espèces pêchées de manière durable ou élevées de façon responsable. La part des poissons, coquillages et crustacés portant le label MSC ou ASC commercialisés dans les supermarchés belges a considérablement augmenté l’an dernier. Les meilleurs résultats en termes de durabilité sont à attribués aux produits de la mer surgelés puisque plus de 80 % de l’offre portent un des deux labels. 

Une bonne nouvelle non seulement pour le consommateur belge qui souhaite acheter des produits responsables, mais aussi et surtout pour nos océans, nos lacs et nos rivières. Il reste toutefois encore du travail, ces labels indépendants étant absents de plus de 60 % de l’ensemble des produits de la mer. 


Tel est ce qui ressort d’une étude menée dans six supermarchés belges par les labels MSC (produits de la mer issus d’une pêche durable) et ASC (produits de la mer issus d’une aquaculture responsable). La présentation des résultats par les labels internationaux ce 8 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des océans, n’est pas un hasard : tous deux offrent aux consommateurs qui achètent du poisson portant le label MSC ou ASC la certitude d’apporter une contribution positive à nos océans, lacs et rivières.

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« Notre étude conjointe indique que les supermarchés belges mènent une politique de plus en plus claire en matière d’offre de poissons certifiés. Nous ne pouvons que nous en réjouir, même si nous devons aussi constater qu’il existe des différences claires entre les supermarchés et qu’il y a moyen de faire encore beaucoup mieux », déclare Wouter Dieleman, porte-parole de MSC Belgique.

Assortiment surgelé plus durable que le frais

La part limitée de produits de la pêche certifiés dans la catégorie des produits frais (29,7 %) —catégorie la plus importante en termes de ventes — est parlante. Les supermarchés traditionnels tels que Carrefour et Delhaize proposent un assortiment de produits frais plus large et plus varié, avec des espèces de poissons telles que le merlan, la sole, le thon albacore, la lingue, la raie et le poulpe. Pour ces espèces, il reste encore des progrès à accomplir en matière de durabilité. Mais parfois la proportion de produits de la mer certifiée est aussi plus faible parmi les espèces avec moins de défis au niveau durabilité. « Par conséquent, ces supermarchés enregistrent également de moins bons résultats individuels que les supermarchés proposant un assortiment de produits frais plus restreint comme Colruyt Groupe, Albert Heijn, Lidl et Aldi, qui proposent en moyenne 84,2 % des produits portant le label MSC ou ASC », déclare Wouter Dieleman (MSC).

Avec 80,3 %, les produits surgelés représentent de loin la part de produits de la mer certifiés la plus importante. À cet égard, tous les supermarchés et marques participants enregistrent de bons voire de très bons résultats, ce qui limite la marge de progrès dans ce domaine. 

Camille Civel, porte-parole de l’ASC en Belgique, ajoute : « C’est agréable de constater que parallèlement à la prise de conscience grandissante des consommateurs qui optent pour des produits à la fois bons pour l’homme et l’environnement, les supermarchés ont aussi fourni de nombreux efforts dans ce domaine ces dernières années. »

 

Le secteur des conserves affiche une évolution positive, mais peut mieux faire

Malgré une augmentation de 21,9 % par rapport aux précédentes mesures en 2017, l’offre totale de produit de la mer certifié commercialisé sous marque de distributeur reste limitée. Ce chiffre est du reste encore plus faible chez les grandes marques. L’urgence la plus marquée concerne le thon car il s’agit de loin du principal groupe de produits en termes de volumes de ventes. Mais cela s’applique aussi aux « plus petites » espèces comme les anchois et les sardines. 

Wouter Dieleman : « Avec moins de 50 % de certifications, le rayon des conserves des supermarchés enregistre des résultats relativement faibles. Une des raisons est que le secteur des conserves comprend souvent des espèces qui représentent des défis majeurs en termes de durabilité. Mais cela n’explique pas tout. La pêche de thon certifié MSC, par exemple, est ainsi supérieure aux produits MSC effectivement disponibles sur le marché. Certains acteurs de la chaîne choisissent donc visiblement de proposer du thon sans garantie de durabilité aux consommateurs, ce qui est étonnant tant le thon est l’exemple par excellence d’espèce de poisson pour laquelle le choix de la durabilité est important. Heureusement, la forte augmentation l’an dernier du nombre de produits portant le label bleu MSC donne de l’espoir pour l’avenir. » 

Croissance de l’offre : une bonne nouvelle pour les océans 


La croissance de la part de produits de la mer certifiés durables parmi les produits issus de la pêche disponibles dans les supermarchés a pu être calculée sur la base de l’analyse de l’an dernier. Par rapport aux précédentes mesures de 2017, l’offre de produits de la mer portant le label MSC a augmenté de 18,6 % pour les poissons frais vendus sous une marque de distributeur, de 9,2 % pour les produits surgelés et même de 86,2 % dans les conserves de marque de distributeur. Une bonne nouvelle donc.

Toutefois, les deux labels estiment que malgré cette évolution positive, le potentiel de croissance reste énorme. Pour un certain nombre d’espèces très prisées, les labels souhaiteraient voir l’offre s’étoffer au cours de l’année à venir. Les produits concernés sont le saumon, les moules, le homard, les huîtres, le bar, le cabillaud, le thon et les crevettes. 

Camille Civel (ASC) : « Nous serons heureux de poursuivre la collaboration avec les supermarchés et les marques nationales en Belgique. L’objectif est bien sûr d’avoir l’offre de produits certifiés la plus large possible. Les fournisseurs de la filière sont aussi essentiels pour élargir davantage le nombre et la diversité des espèces certifiées. Cela permettra au consommateur de s’orienter toujours plus facilement vers des produits responsables et de faire ainsi la différence pour nos océans, nos lacs et nos rivières. » 
 

Après quelques corrections pertinentes, une nouvelle version de ce rapport a été mise en ligne le 4/9/2019 
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